Top articles
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Interrogatoire d'un piquet.
L 'anonyme suscite, à bien le regarder , l'interrogation. Un point, c'est tout. Un point d'interrogation. Ecrit. On peut légitimement se demander ce que cache cet anonymat. Rien d'autre que l'identique : tout objet produit en série (comme le sont la très...
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Vie et rêverie, ensuite.
L'enfant se voit dans les poupées. Pourquoi un mannequin n'en ferait-il pas autant, de manière réciproque ? Du plus profond d'elle, elle sentait l'arbre dans lequel on avait débité les morceaux qui avaient permis de la sculpter. Elle tenait d'eux de la...
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Des lignes, toujours.
A quoi reconnaît-on les êtres humains ? Aux lignes qu'ils produisent. Partout où ils passent, ils tracent des lignes, ils alignent : ils géométrisent. Mesureurs de la terre, ou géomètres, pour se rassurer, ilscherchent dans la nature elle-même des lignes....
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Désir de printemps.
Je cherche le printemps. Tendu contre le ciel, un voile empêche le soleil de déployer ses rayons, de dispenser sa chaleur, et le ciel de produire son azur. Une luminosité aux valeurs un peu hivernales persiste, appuyée par un souffle venu du nord puis...
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Un autre monde.
De l'autre côté de la porte, un autre monde apparaît. Dérobé, isolé par cet écran qui limite le regard et empêche l'accès réel, la libre disposition de ce lieu. Hors d'atteinte, il devient cet ailleurs si important, l'autre de l'ici quotidien habité par...
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Vivre de souvenir et d'attente.
Le soleil a beau percer les nuages, il n'a plus sa puissance. Il ne dissipe plus la pluie, mais en révèle les dernières traces, accrochées avec ironie à l'extrême bord d'une feuille qui se réchauffe. Le soleil est déjà souvenir de lui-même, ancêtre qui,...
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La pluie.
Qu'elle fasse des claquettes ou sculpte les vitres, la pluie artiste se joue de ce qui est. Peut-être les changements climatiques la rendant un peu plus rare, mais aussi plus puissante, elle impose des ruptures à la routine. Le pied ne se pose pas sans...
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Trace d'humanité.
Alors même que l'on chercherait à enfermer les êtres humains, leur interdisant l'accès à un extérieur qui permet de se confronter à l'inattendu, ils garderaient suffisamment d'humanité pour jouer. Leurs jeux transpireraient des murs. Par simple trace,...
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Curiosité piégée.
S e hisser jusqu'à voir de l'autre côté du mur ce qui doit échapper au regard. Plaisir d'enfant. Curiosité qui témoigne du désir de franchir la frontière entre public et privé, ou plutôt public et intime. Curiosité alimentée par l'exemple de celui qui,...
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Libérer l'enfant.
Retrouver le bon endroit. L'enfance jaillit, se superpose au présent. L'objet familier, vieilli, abandonné, retrouve sa puissance propre, la séduction qu'il exerçait, là, juste là. La tentation qu'il suscitait par le sentiment qu'en se comportant comme...
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Du sacré, au moins pour faire semblant.
Aller au théâtre sous le regard des dieux et des héros. Sous un grand lustre. Avec les armoiries de la ville. Le ciel, le soleil, la cité, symbolisés, autrement dit élevés à la hauteur du sens, pour affirmer qu'il est des lieux dans lesquels le quotidien...
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Pourquoi aller au-delà ?
Connaître l'origine ou le début a quelque chose d'extraordinaire. Nous sommes situés dans un courant qui nous précède, nous emporte, et qui nous laissera un jour sur la berge. Il doit bien commencer quelque part. Ce quelque part, une fois découvert, ne...
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Faire signe.
Imaginer, ou connaître. Nous avons besoin de savoir et de faire savoir. Ce désir s'exprime à l'aide de signes (une enseigne, par exemple) par lesquels on porte à la connaissance des autres ce dont on veut les informer afin qu'ils en tiennent compte. Ainsi...
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Jouer à cache-cache.
Se laisser aller à jouer avec les apparences. C'est le principe du trompe-l'oeil. Le plaisir qu'il procure tient à l'évidence à ce que l'on se laisser prendre tout en étant certain de pouvoir se libérer, mais en cherchant à ne pas trop le faire. Ainsi...
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Où ?
Où réside-t-on lorsque l'on ne vit plus ? Où, lorsque a disparu la présence qu'introduit le point de vue singulier qu'est une personne - une conscience, un sujet, un être humain, comme on voudra - trouver cette présence ? Pour la plupart des êtres humains,...
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Rien de trop.
La mesure, situation d'équilibre entre deux excès contraires. La profusion enivre, l'extrême rareté exténue. Trop d'éléments, d'objets, de nuances, une profusion inépuisable d'aspects, et l'on se perd. Ce que l'on fait parfois avec plaisir, mais parfois...
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L'incertain des possibles
L'incertain printanier me ravit. La végétation émerge, les eaux possèdent et suscitent, les arbres se dédoublent, le ciel est une eau et l'eau un ciel. Moment pendant lequel des êtres pourraient surgir de l'onde, appeler le promeneur qui accepterait d'écouter,...
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Chemins.
En haut, un maître. Des escaliers pour l'approcher. Contempler ses oeuvres. Puis repartir, chercher son propre chemin.
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... et le temps.
L'eau passe, revient, repasse, et chaque fois laisse sa trace. Elle est le temps à elle seule, le temps qui, sans qu'on s'en apreçoive, modifie, sculpte, forme ou ronge. Du plus dessiné elle donne l'image du plus confus.
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L'eau qui passe.
Qui échappe à la fascination de l'eau qui passe ? De la puissance d'un fleuve placide en la surface duquel, quoiqu'en vain, le réel, pour s'assurer de sa présence, cherche à fixer son image ? Les plus fragiles des êtres s'y regardent. S'y perdent aussi....
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Voir...
Voir double, pourquoi pas ?
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C'est un cas, ce K1.
Il est un funeste destin. Pensons un instant à Caïn, le héros tragique d'un mythe. Porteur d'une marque maudite, partout il alla se cacher. Lui, à l'errance condamné, la conscience pleine d'Abel, le voilà dans une poubelle. Notre temps, prompt à l'ironie,...
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Féminisme
I l est des mots à la fois nécessaires et énigmatiques. Peut-être est-ce le cas de tous ceux qui concernent des engagements qui désignent des chemins qui, devant être parcourus toujours à nouveau, n'ont pas de terme. Des engagements libres.
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En apesanteur ?
Dans la Lune, et le nez dans les nuages. En attendant les étoiles, pour y poser la tête.
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Abstraction I
Isolé, hors de son lieu le plus naturel donc le plus probable, qu'est-il encore ? Comme une simple branche accrochée pour rompre le silence du blanc et de la rectilinéarité. Perdu nulle part. Ailleurs, mais pas là où il s'attend à déployer sa ramure....