Du sacré, au moins pour faire semblant.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

P260310_19.58_-01-.jpg

Aller au théâtre sous le regard des dieux et des héros. Sous un grand lustre. Avec les armoiries de la ville. Le ciel,  le soleil, la cité, symbolisés, autrement dit élevés à la hauteur du sens, pour affirmer qu'il est des lieux dans lesquels le quotidien est suspendu, dépassé. Il va sans dire qu'à la fois personne n'est dupe du stratagème, mais que chacun veut croire qu'il en va ainsi afin de faire communauté avec ceux qui se retrouvent hors du trivial, de l'indifférent, du répétitif. Il y a de l'illusion, mais une illusion qui nous sauve. Notre monde, le monde des humains, est constitué par le refus de considérer que tout n'est que fait (c'est ainsi, il n'y a qu'à le constater, pas à y chercher du sens), et l'affirmation que grâce à la symbolisation, on accède à ce qui dépasse le donné, ce qui n'existe que par la pensée et pour elle, ce qui permet qu'il y ait communauté humaine. Nous vivons dans des symboles. Les oeuvres d'art portent ces symboles à leur plus haut degré de puissance signifiante, permettent aux hommes de se retrouver et de se rassembler. Pour vivre ce qui n'existe que pour eux. Un opéra en est un exemple.



Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article