Rien de trop.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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La mesure, situation d'équilibre entre deux excès contraires. La profusion enivre, l'extrême rareté exténue.

Trop d'éléments, d'objets, de nuances, une profusion inépuisable d'aspects, et l'on se perd. Ce que l'on fait parfois avec plaisir, mais parfois seulement : se perdre sans cesse reviendrait à s'int erdire tout recul, tout point de vue, toute tentative de rassembler cette diversité pour lui donner une unité. Si l'on se perd, on ne parvient pas à se représenter. On pourrait se perdre dans le dénombrement des chaumes qui parsèment ce champ, les différentes directions des brindilles qui ont résisté au vent, à la pluie, au gel. Mais que regarderait-on ? Rien qui constitue une représentation. A l'inverse, éliminons le plus possible de cette diversité, faisons-la disparaître. On obtiendra d'abord trois masses, que l'on réduira, par une nouvelle abstraction des détails, à trois rectangles. Plus rien qui soit descriptible, représentable. Et l'on ne parvient plus, alors, à se situer, à s'orienter : plus de regard. Plus qu'une interrogation sur ce qui est. Et ce qu'on y fait. Avec comme réponse : rien.


Entre le dédale produit par le luxe inépuisable et le précipice ouvert par la disparition à la limite, il faut trouver une mesure.

Si l'on a pour projet de représenter.

Si l'on laisse être un regard.

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B
<br /> sans lire le texte ( juste un survol), je réagis à cette simplicité de la composition qui curieusement focalise mon regard sur les petits arbres à l'horizon.<br /> <br /> <br />
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C
<br /> Ces trois articles qui s'enchainent, sont liés, l'enfance, l'art, les formes et les couleurs, je ne voudrais pour rien au monde réduire vos propos successifs qui sont à lire et à relire, mais le<br /> regard, mot qui revient d'ailleurs en est le point commun. Regard de l'enfance, qui colore, "odore", laisse entendre des souvenirs... L'art, la danse, vécu comme une passion qui transcende et donne<br /> à la fois une perception différente de l'acteur, celui qui met l'art en acte, et le spectateur qui le dévisage pour tenter de comprendre. Un paysage, à regarder, de telle ou telle manière... Le<br /> regard, un mot qui couvre tant de perceptions, le regard, ce qui vient du dedans capter le dehors pour le ramener dedans... Un lien entre nous, aussi...<br /> <br /> <br />
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