Le gris brille.
Au printemps éclot ce qui surprend. Les bourgeons se développent, s'ouvrent et laissent au déploiement du vert l'occasion d'une admiration spontanée et convenue (à la fois, mais pas simultanément). Sans la manifestation de la puissance d'être des herbes, arbustes, arbres, l'hiver persisterait. Avec ses bruns qui, à coup de gel répétés ,ont atteint l'épuisement du gris, du terne. Le gris dans lequel tout sombre dès qu'il abandonne, se rend, courbe l'échine.
Le destin du gris, s'il en est un, ne saurait consister en un devenir terne, inerte. Le preuve par le printemps. Il y pleut parfois sans retenue. Et le jour du muguet devient celui de la boue, des pavés glissants, d'une déception prête à installer sa fleur de dépit. Rien n'y fait. La douceur de l'atmosphère, les parfums des végétaux qui tirent de l'humidité une occasion renouvelée de s'ouvrir mieux au monde permettent au gris d'un ciel lourd de devenir couleurs. Non pas une seule, morne, jugée triste, mais une variété qui, des bleus aux verts et aux ocres, est celle du désir de vivre. Le ciel retrouvera bientôt son intensité. Le soleil fera briller le gris qu'auront préservé les pavés des quais, d'or et d'argent.
Le destin du gris, s'il en est un, ne saurait consister en un devenir terne, inerte. Le preuve par le printemps. Il y pleut parfois sans retenue. Et le jour du muguet devient celui de la boue, des pavés glissants, d'une déception prête à installer sa fleur de dépit. Rien n'y fait. La douceur de l'atmosphère, les parfums des végétaux qui tirent de l'humidité une occasion renouvelée de s'ouvrir mieux au monde permettent au gris d'un ciel lourd de devenir couleurs. Non pas une seule, morne, jugée triste, mais une variété qui, des bleus aux verts et aux ocres, est celle du désir de vivre. Le ciel retrouvera bientôt son intensité. Le soleil fera briller le gris qu'auront préservé les pavés des quais, d'or et d'argent.
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