Chercher à retrouver.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Le regard découvre parfois ce qu'il a cru avoir contemplé. Ainsi, le jour tombait rapidement en cette fin de décembre à Groix, et la silhouette d'un arbre s'appuyait sur un oreiller de nuages. Une familiarité avec cette présence s'installait. Une réminiscence de Caspar David Friedrich. Erronée d'un point de vue académique, elle exprimait plutôt une lointaine ressemblance, un certain esprit. Le plaisir de se trouver dans une oeuvre possible donnait une dimension nouvelle au lieu, en lui-même apaisant. L'obscurité gagnait, introduisant une inquiétude, celle de ne pas être de retour à temps.

Mais aucun sentiment d'une nature écrasante, d'un destin évident. Ou alors dans des circonstances accompagnant le regard, absentes du paysage. Etre le jouet du désir qui dirige le regard et recompose les souvenirs.

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C
<br /> Il est des images qui ouvrent des livres de souvenirs...<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> ... puis qui y prennent place. Ces livres ne cessent de s'étoffer, et les ouvrir permet de se raconter des histoires, pas nécessairement nouvelles, mais pas nécessairement les mêmes.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> j'ignore qui écrit ces textes, disons toi, et ils sont bien écrits.<br /> ils donnent un autre sens à tes photos .<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Voilà bien un commentaire ironique, et j'apprécie l'ironie (et le clin d'oeil à ma présentation). Je ne sais pas ce qui, en moi, écrit ces textes. Quelque chose de moi, c'est certain.<br /> <br /> <br /> Je ne suis pas Diderot, mais il avait une manière très ironique de parler de ce qu'il pensait ou écrivait ; voilà ce quon peut lire au début du Neveau de Rameau : "Qu’il fasse beau, qu’il fasse<br /> laid, c’est mon habitude d’aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C’est moi qu’on voit, toujours seul, rêvant sur le banc d’Argenson. Je m’entretiens avec moi-même de<br /> politique, d’amour, de goût ou de philosophie. J’abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit dans<br /> l’allée de Foy nos jeunes dissolus marcher sur les pas d’une courtisane à l’air éventé, au visage riant, à l’oeil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et<br /> ne s’attachant à aucune. Mes pensées, ce sont mes catins".<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />