Chercher à retrouver.
Le regard découvre parfois ce qu'il a cru avoir contemplé. Ainsi, le jour tombait rapidement en cette fin de décembre à Groix, et la silhouette d'un arbre s'appuyait sur un oreiller de nuages. Une familiarité avec cette présence s'installait. Une réminiscence de Caspar David Friedrich. Erronée d'un point de vue académique, elle exprimait plutôt une lointaine ressemblance, un certain esprit. Le plaisir de se trouver dans une oeuvre possible donnait une dimension nouvelle au lieu, en lui-même apaisant. L'obscurité gagnait, introduisant une inquiétude, celle de ne pas être de retour à temps.
Mais aucun sentiment d'une nature écrasante, d'un destin évident. Ou alors dans des circonstances accompagnant le regard, absentes du paysage. Etre le jouet du désir qui dirige le regard et recompose les souvenirs.