De près, de loin.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Accepter. Accepter que quelque chose nous échappe. Que ce dont on dispose est ce qu'il faut. Que ce à quoi notre désir nous porte propose une direction, pas qu'il l'impose, ni qu'il est nécessaire. Ne pas renoncer, mais accepter. Ne pas s'entêter. Reconnaître que ce que l'on propose peut n'avoir pas de sens ou de place à un moment donné dans le réel.  Accepter de ne voir distinctement que quelques fleurs, ce qui les entoure échappant et servant d'écrin. Sur le fond de ce qui se dérobe, faire de la présence offerte un moment privilégié.

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S
<br /> Merci pour cette jolie réponse qui me touche beaucoup.<br /> Mais nos émotions sont elles bien réelles ou du moins reflètent elles ce qui a été ressenti au moment vécu. Comme le torrent, elles s'échappent de nous et prennent autre consistance avec le temps,<br /> le souvenir, les éléments.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Il faut certainement les accepter comme elles viennent, les retrouver lorsqu'lles nous donnent à vivre, les laisser à elles-mêmes lorsqu'elles nous tirent vers le bas.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Accepter que quelque chose nous échappe mais la question est "Existe t'il quelque chose que l'on puisse retenir ?". Tout est éphémère entre nos mains, dans nos vies, et même malheureusement dans<br /> nos coeurs...<br /> Ce dont on dispose est peut être ce qu'il nous faut, il faut nous en convaincre et profiter de ce qui nous est proposé que de courir vainement après un plus qui pourrait rester inaccessible nous<br /> faisant perdre de fait tout...<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> On retient la trace des émotions vécues, particulièrement la douceur de celles qui n'ont pas pu pleinement éclore dans le réel (parce que l'on n'a pas été à la hauteur de celui-ci, dans certains<br /> cas).<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> Entre la résignation et l'acceptation, la frontière parfois est ténue ? et si l'on peut se réjouir de son acceptation comment se résigner à la résignation ?<br /> Pour ce qui se dérobe.. (... mise en parenthèse d'un morceau de mon com.. le retrait justement. la legereté) puisque tu en parles très bien justement.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Peut-être tout cela est-il une question de regard sur les choses et sur soi. Ou peut-être d'état d'esprit qui nous échoit sans que l'on sache ni comment ni pourquoi : c'est là. Peut-être se<br /> rend-on compte alors que l'on est comme un funambule : il marche, maintient son équilibre, jouit de ce petit miracle, accepte pour cela de sentir les forces s'harmoniser (parmi celles-là l'effet<br /> de son entrainement régulier, intense, exigent), mais il suffit que soudain quelque chose pèse sans qu'il l'ait anticipé dans son équilibre pour que celui-ci disparaisse, et qu'il doive se<br /> résigner à la chute ; comment l'accepterait-il ? Ecrivant puis relisant ce qui précède j'ai l'impression d'être ce funambule qui, sous ton regard, cherche à se maintenir sur sa corde, en se<br /> demandant si celle-ci existe bien. Et j'accepte bien sûr que tu trouves que tout cela ne soit qu'arguties. Parce que j'ai conscience de chercher à mettre des mots sur des questions que je vis<br /> plus que je n'arrive à les comprendre.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> voir le monde au ras des paquerettes... une belle philosophie !<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Même si c'est un paradoxe. A moins que ce ne soit le seul point de vue dont nous soyons capables, si l'on est lucide.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> Marrant... C'est tout à fait ce que je me dis, moi aussi. Chacun ses références sans doute. Pour les uns les mots, pour d'autres les images, ou d'autres créations. Chacun son moyen d'expression<br /> préféré. L'essentiel étant de s'exprimer. Mais pour en revenir à ta note, comment accepter que quelque chose nous échappe, et qu'on ne pourra jamais dire vraiment ? C'est comme si on s'échappait de<br /> soi même non ? Ou comme si un morceau de soi même s'échappait on ne sait où, à tout jamais...<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> L'accepter ne signifie pas pour autant ne pas le rechercher, mais reconnaître que s'il est important de le faire, il est tout aussi important de savoir qu'on ne l'atteindra peut-être jamais,<br /> qu'on ne saura peut-être même pas ce que c'est. Nous rêvons tous d'un accomplissement qui tient à ce qui est hors de nous. Mais il réside souvent en nous, pas dans ce qui nous échappe, mais ce<br /> qui est déjà à l'oeuvre, et que l'on minore, voire ignore. Et dire cela, ce très présent qui échappe, est souvent hors de nos forces, parce qu'il faudrait reconnaître que ce que l'on reherche est<br /> déjà là, alors que nous aspirons, ou croyons aspirer à quelque chose de majestueux, extraordinaire.<br /> <br /> <br /> <br />