Attendre, ou les nouvelles abstractions.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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L'attente, pour ne pas être complètement vaine, demande à disparaître. Regarder, écouter, être attentif. Ce qui passerait inaperçu, le décor, surgit. Un improbable tapis révèle une intention, sans la dévoiler. Les ombres qu'il laisse projeter des brins qui en émergent sont autant de caractères d'une langue inconnue, certainement orientale, peut-être d'une haute antiquité.

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Des plans, transparents, solides ou liquides, porteurs d'un ordre précis, rassurant peut-être, jouent de la transition, de l'aller-retour entre ici et là-bas, intérieur et extérieur. Le mouvement, au moins celui de regard, se donne la liberté de jouir de l'espace.

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Et les obliques introduisent un désordre feutré, brisant avec régularité horizontales et verticales. Elles laissent entendre que le règne des plans est révolu... et elles n'ont de cesse que d'imposer le leur.

Attendre, et délivrer le décor du design hypnotique. Y voir les premiers rayons de la révolte. Pas plus, parce que pour la révolution, il vaut mieux arpenter les rues et regarder vers le bas, là où devrait gronder ce qui est méprisé. C'est une autre histoire.

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N
<br /> <br /> La première photo est vraiment surprenante. Inquietante même.<br /> <br /> <br /> Le texte rassure, on se dit :ouf, ce n'est qu'un tapis.<br /> <br /> <br /> mais l'effet de surprise et de malaise reste présent.<br /> <br /> <br /> bravo en tout cas pour le coup d'oeil, pour cet angle de vue hors du commun !<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Le tapis a quelque chose de troublant, en tout cas sous cet angle ; quant à dire que ce dernier est hors du commun, j'accepte le compliment, mais il me paraît un peu excessif (j'aurais dit<br /> surprenant). Merci pour votre passage.<br /> <br /> <br /> <br />
B
<br /> <br /> belle série, avec une préférence pour moi à la 1ère<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Cette préférence est partagée, semble-t-il. En ce qui me concerne, j'aime produire une tension entre ces photos ; peut-être ,d'ailleurs, cette tension n'existe-t-elle que grâce à la première.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> j'aime beaucoup ta première photo. des feux follets au milieu d'un espace géométrique : la folie et la raison réunies. oui je sais, c'est tiré par les... poils du tapis.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Parler de feux follets cela me semble un bon départ pour aborder ces propositions photographiques avec un sérieux requis par l'imagination. Du coup il est possible de laisser venir. Rien de tel<br /> que les feux follets pour semer la panique dans un tel lieu. Mais ils passent inaperçus, ce qui est dommage. Je te proposerais bien d'aller faire une explication de lieu aux bouffis qui tiennent<br /> le rade où jouent folie et raison. Cela ferait un lâcher d'oxygène concentré assez salvateur.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> 3 séries extra, cela me donne l'impression d'un intérieure d'une maison d'Architecte!la première avec le tapis, me fait pensée a des antennes d'escargots... Bien sur, les textes qui accompagnes ces<br /> photos, vous le savez, me laisse en totale admiration. à bientôt<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Vous n'êtes pas tombée loin du tout : ce n'est pas une maison d'architecte, mais le hall d'un hôtel de Barcelone qui a été dessiné par l'architecte anglais Rogers, celui qui a dessiné, entre<br /> autres bâtiments, le Centre national d'art contemporain Geaorges Pompidou à Paris.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> Je m'apprêtais à aller dormir quand je découvre votre article... vos photos... votre texte... mes pauvres vieux yeux fatigués... je perds le nord... une boussole, là sur la table... pourvu que je<br /> retrouve la chambre !<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Il faut faire confiance à la machine : elle sait retrouver la niche !<br /> <br /> <br /> <br />