L'été, mesure de tout temps.
Retenir l'été. Saison épanouie, à côté de laquelle le printemps s'étire en "non, mais retenez-moi" laissant croire qu'il pourrait être impérial alors qu'il n'engendre souvent que déception de jours radieux sans lendemains ; l'automne s'épuise à inventer des ocres, des rouges et des terres, mais ne vaut que par ses champignons, ses châtaignes et autres noix, créatures aux relents de décomposition prochaine ; l'hiver affecte d'être aphone pour mieux lancer quelques bises et averses cinglantes, en traître. L'été sans demi-mesure ni retenue, sans timidité ni hésitation. Il donne, s'épuise tant l'abondance constitue son être.
Né un été au coeur d'un orage, il est mon berceau, mon hamac...