Entre sublime et humilité.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

IMG_3082.JPG

Le regard suit sans résister ce qui s'élève. Avec d'autant plus de facilité et de plaisir que les lignes sont très pures, blanches, et s'inscrivent d'autant mieux dans le ciel qu'il déploie son azur et laisse à quelques nuages le soin de se dessiner avec une certaine liberté. Fascinée par ces formes simples mais dont le sentiment d'immensité qu'elles suscitent s'impose, notre capacité de nous représenter tout cet édifice abdique pour laisser le sublime nous envahir.

Puis, l'échelle change.

IMG_3095.JPG

L'humble insecte, épuisé peut-être, a choisi de faire halte en plein chemin. A bien le regarder, téméraire, il incarne une aussi puissante géométrie que les plus hardies constructions humaines. Et sa forme a traversé les millénaires ; elle en traversera d'autres, si les hommes se résolvent enfin à s'interdire de détruire pour affirmer toujours plus leur puissance aveugle. Est-il sublime ? Non, simplement émouvant de finesse et impressionnant de résistance au temps, et aux hommes.

Et si notre volonté de puissance révélait notre impuissance à penser avec sérieux et plaisir un monde où vivre vraiment, en lieu et place de notre activité aveuglément vouée à notre perte prochaine ? Que sera un monde vidé d'une part importante des espèces vivantes, qui portera les traces bien inutiles des oeuvres humaines sublimes ?

Il suffirait que nous nous élevions au niveau de l'humilité. Mais nous sommes orgueilleux.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
<br /> <br /> des infrastructures comme des pattes, un insecte "architecturé".... l'homme a tout à apprendre de la nature, tu nous le montres bien<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
I
<br /> <br /> L'art nouveau l'a montré il y a déjà plus d'un siècle, et je ne fais guère que reprendre ce thème ; si je le fais bien, ton regard ne doit pas y être pour rien.<br /> <br /> <br /> <br />
E
<br /> <br /> Les deux photos sont totalement différentes mais ce rejoigne dans une réalité qui est bien la nôtre, dans la 1ère on sent la puissance dont vous parlez, celle que l'homme<br /> veux toujours plus haut, et la 2ème l’indifférence de l'homme...Nous sommes tous comme cet insecte quelque part...On subit, on s'adapte, mais pour combien de temps? Le temps<br /> nous le dira bien asser  tôt. Merci pour ces photos, je suis heureuse de savoir que vous exister; <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
I
<br /> <br /> Ce plaisir est réciproque. Il y a entre ces deux photos l'abîme qui sépare ce que nous voudrions être et ce que nous refusons de reconnaître que nous sommes au point de faire disparaître ceux qui<br /> l'incarnent. Vous le dites très bien.<br /> <br /> <br /> <br />
P
<br /> <br /> J'ai beau croire en l'Homme, je deviens de plus en plus pessssimiste. toute l'histoire du monde tourne  autour de l'argent, rien ne s'arrête, rien ne s'arrange, tout s'aggggrave... on ne<br /> nous balance que des sornettttes et tout le monde y crrroit... Oui, ça va être durrr pour les sauterelles et pour les... hommes.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre