Sous l'image, les fragments.
Travail intrigant. Révélation, scarification, tatouage, maquillage. Un peu à la manière de l'interpétation d'un rêve. Ce que l'on voit ou se donne à voir ressemble à ce dont on se rappelle, éventuellement, en se réveillant. Une histoire, avec sa cohérence approximative, son rythme, ses tensions, son inachèvement éventuel. Et ce que l'on arrive à en dire, contre vents et marées si l'on est résolu à venir à bout de ce récit qui est nôtre (on a vécu ce rêve et l'on s'en rappelle). Ce qui nous échappe alors qu'on y accède presque. Ce que l'on ne soupçonne même pas, aussi. Caché par le rêve : son sens. Il en va un peu de même, pour le specatateur qui observe le travail de l'artiste : avec son cutter, il découpe des morceaux de l'affiche, et fait apparaître une des couches plus ou moins profondes, avec ce qu'elle énonce juste là où la main a décidé de faire apparaître une certaine surface, un certain sens. Doublement caché : on ne le voyait pas, on ne le comprend pas immédiatement parce que l'on n'a pas ce recul d'une vision globale pour y parvenir. Ce rêve de deux femmes qui disent un grand couturier avec ses gammes d'objets de consommation de luxe est porté par ... difficile à dire. Quoiqu'il en soit, elles cachent quelque chose. Qui dira que les mannequins sont superficielles, mis à part ceux qui s'en servent pour promouvoir leurs productions ?