Retour à la terre.
Tout retourne-t-il à ce dont il est constitué ? A en croire la tradition biblique de la Genèse (3,19), c'est une évidence : Adam et sa descendance y sont condamnés par leur créateur. Mais ce qui vaudrait dans ce récit s'applique-t-il aussi aux productions humaines ?
Il arrive qu'au détour de certains rochers l'on découvre des restes de ce qui fut navire. Ces métaux rouillés qui formaient la structure de ces bâtiments des mers vont jusqu'à se confondre, un peu à la manière du caméléon pourrait-on imaginer, avec les schistes qui émergent des vagues et que celles-ci travaillent. De ces roches, on ne tire aucun des métaux maintenant en voie de désagrégation. Mais on se plaît à croire que ce qui vient du plus profond de la terre, une fois laissé à lui-même, y fait retour.
כִּי-עָפָר אַתָּה, וְאֶל-עָפָר תָּשׁוּב
γῆ εἶ καὶ εἰς γῆν ἀπελεύσῃ
pulvis es et in pulverem reverteris (Vulgate de Jérôme de Stridon)
Trois manières de le dire, de l'écrire.