Difficile de supporter la bêtise.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Défendre des convictions suppose-t-il de s'approcher du degré zéro de la réflexion et d'affirmer son ignorance sous les apparences d'un argument faussement consensuel ? Le citoyen mérite-t-il qu'on le traite ainsi ? Admettons que le Beau existe (c'est une thèse éminemment défendable, de même qu'elle est contestable). On a commencé à l'affirmer il y a au moins deux mille cinq cents ans. On ne s'est pas contenté de l'énoncer comme une vérité dont l'évidence s'imposerait d'elle-même : on a pris la précaution de chercher à l'expliquer, à le démontrer même. Mais on aurait évité de se satisfaire, pour tout argument, de la référence à un tableau. Surtout une oeuvre dont les caractéristiques qui l'ont rendu célèbres sont pour la plupart techniques, symboliques. Si La joconde est une belle oeuvre d'art (pourquoi ne le reconnaîtrait-on pas ?), pourquoi changer de registre et évoquer ce qui est "moche" et non pas "laid" ? Pour le coup c'est l'affiche elle-même, avec sa composition naïve, le bleu criard de la base, la fausse "oeuvre" qui serait l'exemplaire du "moche", qui incarne une espèce de laideur.

On sent, derrière cet autocollant qui pollue l'espace visuel, une intention non pas conservatrice mais assez réactionnaire (retournons à une époque qui a précédé Picasso, autrement dit avant 1905). Tiens, 1905... la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat... Etrange...

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B
<br /> tout à fait d'accord, ton article est d'utilité publique.<br /> <br /> <br />
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