Regards sur le désert.
Des déserts habitent parfois la ville. Lieux inhabités, fuis, abandonnés, privés de leur raison d'être précédente. Clos, mués dans leurs parties éventuellement habitables, ils persistent dans leur être vidé. Ils disparaissent, deviennent invisibles. Lieux disponibles pour éveuilleurs de sens.
Ces faiseurs d'existence posent leur faisceau de lumière sur cette absence, et leur restaure une présence, plus subtile, sans ostentation. Soudain le regard. Et l'on voit le monde. Une fenêtre est ouverte non sur le lieu, mais le lieu devient le mur dans lequel une fenêtre a été découpée, qui donne sur le monde, ailleurs.
Cet ailleurs c'est ici, et partout. Ici aussi, pas ici seulement. Le désert a disparu, laissant les regards aller là où du sens les appelle.
Merci AL1 (http://alun49.canalblog.com/), Vodzilla (http://vodzilla.blogspot.com/) et l'inconnu "solidairement solitaire")