Problème non existentiel, en passant.
Problème (enfin pas de l'espèce "grave problème" - ni "souci" comme on dit maintenant pour cacher qu'il y a un problème parce qu'on ne veut pas inquiéter, mais de cette manière-là on ne se confronte pas à la réalité, passons pour éviter de s'éloigner -, de l'espèce "on pourrait se demander si, mais on n'est pas certain que l'on ait une réponse, et de toutes les manières on peut s'en passer parce que c'est juste comme ça, une sorte d'hypothèse aux allures de fiction à laquelle, sans qu'on sache pourquoi, on accorde une importance, un peu comme dans une discussion de fin de soirée où l'on bute sur les mots avec la vebue proche des maux de tête"). Problème, donc : on dit que lorsque l'on rêve, un certain nombre de matériaux viennent de ce qui a été vécu dans la journée ; est-ce que le moment du sommeil (qui détermine celui du rêve dans la mesure où l'on admettra que l'on rêve en dormant, ce qui n'est pas une supposition très audacieuse) influe sur la manière dont les images apparaissent ? Ainsi, si l'on a ouvert une bouteille d'un certain âge au repas de midi, et que l'on s'offre une sieste après le dessert (ou le café, ou l'eau-de-vie, chacun choisit en fonction de ses propres options), le Soleil donnant sur les volets, la bouteille qui apparaîtrait dans le rêve en serait-elle modifiée ses couleurs s'inscriraient-elles dans des valeurs chaudes ? Et si on a apprécié ce vin lors d'un souper, le sommeil se produisant dans une pièce dans laquelle la pleine Lune dispense sa lumière, des valeurs plus froides seront-elles dominantes ? A discuter. Autour d'une bonne bouteille, fût-elle d'eau minérale si l'on préfère (là encore la discussion compte plus que les convictions gastronomiques ou hygiénistes, même si ces dernières ne sauraient être sans effet).