Le voy(ag)eur et son ombre.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

IMG_4325.JPG

 

Voyager : voir, avec son âge, en laissant son ombre se découper au hasard de la lumière et des surfaces. Se dire (et en a-t-on fini un jour avec ce discours que l'on s'adresse sans chercher à l'entendre vraiment ?) que l'on croit s'approprier ce qui ne fait que se dérober. L'on imagine disposer d'un regard pénétrant dont aucun autre n'est capable, alors qu'on ne parvient pas à ouvrir les yeux sur notre impuissance à arrêter quoi que ce soit, pour en jouir pleinement, jusqu'à plus soif. Non seulement tout persévère dans le changement. Mais encore on ne sait pas jouir de ce qui est, parce qu'on ne le peut pas : rien n'est, tout devient. Ce qui nous désespère.

Il faudrait apprendre à faire de ce devenir le thème de son propre chant : comme la mélodie, rien ne demeure mais se transforme ; l'écouter et s'y couler pour se sentir vivre.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article