Le murmure.
Boulevard Raspail, à Paris, le mur d'enceinte de l'Ecole Camondo, 13 juillet 2010.
Dire pour être compris. Des paroles produisent des effets : elles agissent et font s'engager, ou bien elles sont écoutées mais ne résonnent pas et ne font pas raisonner, ou encore arrêtent et produisent de l'admiration. Un mur qui évoque le danger de la pollution, en se référant à un navire qui se fracasse, peut-être l'Erika. Un mur qui appelle la liberté, en appelle à la résistance, et prend parti sur le sens de l'histoire ("la révolution est en marche"). Peu de passants, beaucoup d'automobiles, face à une Fondation d'art contemporain prestigieuse. Est-ce un cri qui alerte, arrête, réveille les consciences ?