L'envers, c'est les autres

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Si tout est miroir, il ne faut pas attendre que le reflet soit le parfait symétrique inversé du réel. Il en propose une expression, pas une reproduction à l'identique. Ou pas nécessairement. pas toujours. Parfois. Dans le reflet, on reconnaît plus le miroir que l'objet reflété. Une fois cela pris en considération, on reconnaîtra dansle reflet une relation, pas un absolu. Ainsi de ce que chacun rapporte à propos de tel autre : il dit qui il est, comment l'autre lui est apparu, dans quelles circonstances cela a eu lieu, mais il avoue aussi, parfois en cherchant à le masquer, comment il resent la présence de l'autre. Ainsi découvre-t-on l'envers de ce qui existe, un envers qui n'est n bon ni mauvais, qui d'abord est tel qu'il est.

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B
<br /> comme catherine j'ai vu la photo, lu le texte, constaté qu'il y avait 2 commentaires et j'ai eu envie de les lire avant de poster le mien ( souvent j'agis dans l'autre sens, je poste puis je lis<br /> les autres).<br /> Cette longue lecture a relegué la photo au rang de simple prétexte et cette double facade s'estompe pour laisser la place à l'humain face à lui même, face à l'autre.<br /> Cette interrogation sur le "révélé" et le "masqué" est au centre de ce que nous cherchons ma soeur et moi dans nos photos de nus à 2.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> C'est bien ce qu'il me semblait. Ce qui prouve qu'il y a de nombreux chemins pour une telle recherche.<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> J'ai vu la photo, lu le texte, un commentaire m'est venu spontanément, puis j'ai lu votre échange. J'ai alors hésité à commenter, ne voulant pas déranger, ni m'intercaler. Cependant, mon<br /> commentaire en est transformé, il s'est même volatilisé, il me reste un détail infime, une coquille qui résonne du bruit des vagues : "comment il re sentla présence de l'autre"...<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> C'est bien ça : on ne parle jamais que de soi, de ce que l'on ressent. Peut-on sortir de soi, d'ailleurs ? J'aimerais aussi y parvenir un peu.<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> A te lire on croit comprendre que tu racontes du vécu mais comme tu t'en tiens toujours à une forme impersonnelle, car générale, souvent appliquée à un objet, on ne sait jamais ce qu'il en est<br /> vraiment. C'est ta vie qui semble s'écrire en pointillés à travers tes posts comme si tu voulais parler de toi et de tes doutes, mais sans le faire directement. Ce n'est pas la première fois que ça<br /> me fait cet effet. Cette fois ci j'ai l'impression que tu t'adresses à quelqu'un en particulier. mais qui est-ce ? On ne sait pas. Il s'est passé quelque chose et on ne sait pas quoi.<br /> Mais peut-être me trompé-je.<br /> Ce que tu écris sur le reflet est très juste. Quand je dis "juste" finalement, qu'est-ce que je veux dire ? beau ?<br /> L'autre nous dit, mais ne dit de nous que des bribes toutes imprégnées de sa personne. oui, je reviendrais lire plus tard ton article.<br /> <br /> <br />
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I
<br /> <br /> Quand on écrit, de qui parle-t-on ? Qui parle ? La forme impersonnelle tient, de ma part, à une méfiance relative au "je", qui cherche à donner le change ("je"suis quelqu'un d'identique et de<br /> permanent), alors qu'il y a des nuances, des variations, des modifications. Si cela rend la lecture de mes facéties plus claires, il faut replacer les formules impresonnelles par des énoncés à la<br /> première personne du singulier, ce qui ne sera pas une erreur : j'adhère à ce que j'écris au moment où je l'écris, mais j'ai conscience que je le dirais peut-être autrement à un autre moment<br /> parce que je le ressentirais ou le penserais peut-être un peu (ou beaucoup) autrement plus tard. Plus compliqué que moi (tiens, le "cher moi" est de retour !), non seulement tu meurs, mais tu<br /> perds toute possibilité d'une réincarnation éventuelle (je ne crois pas que j'y crois) et tu te destines au néant le plus glacial, qu'on se le dise !<br /> <br /> <br /> Quant à savoir à qui je m'adresse, là, je ne sais pas. Ou plutôt si, je le sais : certainement à quelqu'un que j'aimerais qui me lise, me comprenne, me conteste en même temps, s'interroge avec<br /> moi, pas pour se prendre la tête, mais par plaisir, désoeuvrement, exigence momentanée, inquiétude, plaisir encore, en tout cas pas pour se faire mal (ça n'en vaut pas la peine, et l'existence<br /> est chose trop précieuse pour qu'on la voue à cela).<br /> <br /> <br /> Dans ce que j'écris, il y a vraisemblabement la possibilité de se laisser guider par ce qui vient, sans pour autant exposer ce qui ne regarde personne : sinon, pour les confidences, il faut<br /> s'adresser à quelqu'un dont on se sent proche, pas à un lectorat potentiel fait de personnes que l'on ne connaît pas (ou pas forcément). Cela me semblerait assez incorrect pour tout le monde. En<br /> ce qui concerne les aveux à soi-même, il vaudrait mieux trouver un confesseur ou un psy compétent (j'ai au moins une excellente adresse).<br /> <br /> <br /> Ultime remarque : ton commentaire commence par une forme impersonnelle ("on croit comprendre"), et il faut attendre la troisième phrase pour que tu parles à la première personne. Tu ne joues pas<br /> à cache-cache (comme tu as peut-être le sentiment que je le fais parfois ; et c'est peut-être le cas, même si ce n'est pas, me semble-t-il, volontaire de ma part). Mais ta manière de rédiger<br /> indique, de mon point de vue, que chacun a bien conscience que l'usage incessant du "je" est souvent excessif, prétentieux, intempestif, et finalement creux. Dans les formulations impersonnelles,<br /> il y a le désir (c'est l'impression que j'éprouve, mais c'est aussi l'une des raisons qui me fait les employer) de se déplacer de son "ego", de se rendre dans un lieu que l'on cherche commun aux<br /> autres, et où ils peuvent ensuite discuter. Le "je" ne prête pas toujours (pas beaucoup ?) à discussion : chacun pense ce qu'il pense ou croit penser. Le "on" permet aux autres de se retrouver ou<br /> de contester.<br /> <br /> <br /> J'ai fait long, comme d'hab. Mais ton commentaire m'y incitait (invitait ?). ET j'aime bien discuter. Peut-être devrais-je écrire "on" aime bien discuter.<br /> <br /> <br /> <br />