Disparition et permanence.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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A l'immortalité conférée par une institution ne faut-il pas préférer la reconnaisance de la disparition ? Trouver la tombe d'hommes remarquables impose parfois un parcours attentif, et inspire un étonnement. On s'attend à les trouver honorés, résidant en un lieu magistral, sculpté dans le marbre,  jonché de fleurs fraichement coupées. Camus a choisi la discrétion. Il est son oeuvre, en elle et par elle, c'est-à-dire par la puissance qui donne vie à ceux qui le lisent. Une simple pierre, souvent cachée par des herbes folles et quelques iris, indique le lieu où l'on a déposé sa dépouille. Là réside l'éphémère. Ainsi est-ce signifié.

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S
<br /> Quel cimetière ? où?<br /> de meme est-on parfois déçu par la platitude de certaines tombes choisies je pense par la famille... Qu'un vuillard, ou qu'un proust n'aient qu'une dalle de marbre. tout de même ! la tombe de camus<br /> au moins fleurit, et la pierre absorde chaleur et lumière.. le marbre est froid, tranchant, peu accueillant...<br /> <br /> <br />
Répondre
I
<br /> <br /> Dans le cimetière de Lourmarin repose Camus. Sa tombe vit, change. C'est certainement ce qui vaut mieux que l'image de l'immortalité conférée par le marbre. Nous partageons le même point de vue.<br /> <br /> <br /> <br />