Dans le regard, les possibles.
Dans le regard, plus qu'un monde : un retrait. L'indice que tout ne se donne pas : ce qui apparaît prend forme par ce qui s'en dérobe. Il y a ce regard, et pas simplement des organes de la vue, parce que l'on sait qu'il n'y a pas un ensemble de stimulations visuelles qui produisent des phénomènes physiques et chimiques dans un nombre incalculables de cellules. Il y a ce regard qui renvoie à une histoire, à des émotions, des relations vécues à autre chose que des sensations : des souvenirs, des sentiments, des projets. Rien de cela n'est donné dans ce regard, mais tout est possible par lui. L'histoire dont il est gros aurait pu être autre, ouvre sur différents horizons dont un seul persistera. Dans le regard, tout le retrait de l'imaginaire, c'est-à-dire de la profusion sensible des possibles. La richesse du sens.