Veille discrète.
Si, la nuit, l'on prétend qu'ils sont tous gris, le jour ils s'installent à fleur de mur. Et veillent.
Simplement pour regarder ce qui passe avec attention et distance.
Sans rien déranger ni perturber du mouvement et de la cadence imprimés par les pas humains.
Attentifs ; mais à quoi ? Au surgissement de l'imprévu, de la bonne surprise, du jeu.
Être présent au bon moment pour bondir, ne pas manquer l'occasion de se faire plaisir.
Ne pas être le dernier à donner ces coups de pattes qui relancent le hasard, pour étirer l'instant.
Veiller. En faisant du décor une seconde peau, un pelage moins soyeux, une ombre de soi.