Les mots.
Il y a des regards qui parlent. Ou que l'on fait parler. Que l'on veut qui disent ce que l'on croit y lire. Ce chien attend. D'une attente qui observe, avec distance, presque bienveillance. Quelque chose comme une réflexion sur le monde qui l'entoure, qui le déçoit un peu, mais qu'il accepte, parce qu'il faut bien. Et puis n'apparaissent pas les raisons de regarder tout comme occasion de jeu. C'est ce que l'on ressent à regarder ce chien qui regarde. Comme lorsque l'on s'arrête sur une personne qui observe son monde. On n'en sait pas plus. On se dit que l'on a l'impression de comprendre l'autre, d'entrer aisément dans son monde. Alors qu'il se dit peut-être simplement : "qui est cet idiot qui me regarde avec son air attendri ? Quel imbécile ! A croire qu'il n'a rien à faire, qu'il a l'esprit vide, comme son regard !" Ou pire...