La parole et le regard.
Des conversations attendent. Sous la forme d'objets qui semblent les appeler ou n'exister que pour elles. L'ombre manque parce que les feuilles hésitent encore à apparaître. A leur abri, les paroles prendront corps.
Si, soudain, les êtres humains disparaissaient, les vestiges qui demeureraient suffiraient pour que d'hypothétiques visiteurs étrangers à notre monde imaginent des absents. Ils leur trouveraient au moins une qualité : la capacité de se réunir, et... mais pourraient-ils imaginer cet immatériel faits de discussions, d'affects, de regards ? Il faut être humain pour comprendre la nécessité de la parole et du regard, l'importance de ressentir autant que d'argumenter. De faire société, même à deux.