Jouir de regarder.
Notre oeil a ses faiblesses. Par habitude, ou pour des motifs qui nous échappent, il est attiré parce que qui lui procure un certain plaisir. Il se sent flatté que certains objets, certaines formes, des asemblages de couleurs, des tensions entre des valeurs, lui procurent un mieux-être, une espèce d'aise. Il s'arrête. Ne voit rien d'autre, ou rien que par ce qui le séduit. Souvent, il manque autre chose. De plus humble, discret, fragile, par exemple. Mais chacun sait qu'il y a une esthétique du fragile, du réservé. Il y a aussi ce qui ne dispose d'aucun charme. Rien de remarquable. Une espèce de pas grand chose, mais qui remplit une fonction. Il lui arrive aussi de susciter un certain plaisir. Par contraste. Ou par une espèce de présence. On se rend alors compte que notre oeil n'a besoin que de trouver comment il peut obtenir autrement son plaisir pour qu'il accorde à presque toutson attention. Certains ont bien fait de rebuts des éléments d'oeuvres.
Tout dépend-il du regard ? En partie, certainement, mais en partie seulement. Tout dépend-il de l'occasion ? Un peu plus. Dans le sens où l'on ne sait pas bien à quoi cela tient, mais que, sur le moment cela n'a pas beaucoup d'importance. L'oeil est comme le reste : il aime trouver à jouir de son être.