Impératif poli.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Autre temps, autre objet d'amour ! Le mouvement hippie avait opposé l'amour et la guerre : l'autre était l'être avec lequel il fallait s'unir et non pas détruire, il était celui par lequel nous pouvions connaître notre bien, celui qui nous permettait d'atteindre notre accomplisement. Notre début de millénaire est à la fois plus ambitieux et moins immédiatement humain (ou humaniste). La planète est désormais ce qui doit être l'objet de notre amour, et ce qui la détruit n'est pas la guerre mais l'automobile. On répondra qu'il ne s'agit pas ici d'un précepte général, mais de son application concrète à une situation : qui d'autre qu'un automobiliste est attentif à un panneau de circulation ? Un cycliste, un motard. Si le premier ne nuit pas trop à la planète (malgré tout, on peut penser que les matériaux utilisés pour produire un vélo peuvent être source de pollution), le second est cousin germain de l'automobiliste. Quoi qu'il en soit, s'il est de nombreuses manières de détruire la planète (et donc de lui faire la guerre), il faut l'aimer.

Une dernière remarque. Cet impératif n'est pas un ordre qui traite celui à qui il est adressé comme un subordonné qui doit obéir catégoriquement. Il s'inscrit dans une attitude policée, civilisée : l'autre est traité avec déférence, puisqu'on lui adresse cet ordre poliment ("please"). Décidément, notre millénaire commence entre gens de bonnes compagnies, même s'ils se trouvent au bord de l'abîme.

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B
<br /> titre sympa pour photo efficace<br /> <br /> <br />
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D
<br /> excellente photo, à bientôt<br /> http://darkroom.over-blog.com/<br /> <br /> <br />
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