Prendre un chemin

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Un chemin propose une destination. Ou plusieurs. Peut-être même une infinité... ou presque. Nous disposons des moyens de ne plus nous laisser surprendre, non seulement grâce aux cartes, mais aussi et surtout aux photos prises du ciel, et qui permettent d'un peu anticiper, c'est-à-dire d'évacuer la surprise et l'étonnement. On peut éviter cette précaution qui anesthésie la promenade en déjouant les désirs d'anticipation et de maîtrise qui nous animent. Se rendre en un endroit prévu (un rendez-vous, par exemple). S'arrêter soudain, à un signe que l'on s'était fixé (le refrain d'une chanson, la n-ième voiture bleue croisée, la première passante qui vous a regardé). Descendre (du vélo, de la moto, de la voiture) et prendre la x-ième rue ou route à... Et continuer. Le bonheur n'est pas à coup sûr au bout du chemin. Mais se laisser aller à accepter l'imprévu en donne un avant-goût.

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Prioul Serge 29/10/2010 00:11



En marge d'une manif à Rennes, j'ai ramassé un pavé solitaire qui attendait je ne sais quoi... n'était-il pas là d'ailleurs tout simplement solidaire ?


Etait-ce un clin d'oeil à ma nostagie de Mai 68 ? Ou bien à ma passion de Paris-Roubaix ? Ou bien encore un signe de mes ancêtres granitiers (morts pour la plupart avant la retraite !) qui en ont
fabriqués des centaines de milliers ?


J'ai rapporté mon p'tit pavé bitumé, qu'on vienne me le prendre sur la gueule !



Impressions éphémères, le blog 29/10/2010 00:46



Quelle époque, celle des jeteurs olympiques de pavés !



sandrin 25/10/2010 20:40



la photo a de jolies couleurs. on a envie d'emprunter ton chemin qui recèle du caché et du nouveau, sûr. 


C'est marrant car à force de te lire on note des constances : ce besoin d'aventure, de se faire surpendre.. dans les petits riens de la vie. Tu devrais prendre ton baluchon, une année de congés
et partir seul sur les routes. Je te verrais bien (moi qui te connais pas) ainsi marchant au grè de tes envies et découvertes.



Impressions éphémères, le blog 25/10/2010 22:18



Si par un après-midi d'automne un voyageur se prend à son propre jeu de mots... Moi qui imaginais que personne ne percerais la carapace soigneusement secrétée...


Aujourd'hui, j'ai satisfait mon penchant en manifestant à vélo (on était une cinquantaine) et on n'est pas passé inaperçus (des vélos, en groupe, ralentisssent les zotos qui promènent la plupart
du temps leur conducteur, et un grand vide sur les places restantes), et on a distribué des tracts concernant une certaine réforme qui reste en travers de la vie.


Un aveu : il m'est même arrivé de partir, seul, pour voir si je me retouverais. J'ai vu. Je me suis manqué. Et je continue à me rechercher malgré une reprise de la routine. Avant de reprendre le
route. Quand j'en aurai le courage.