La patience des arbres.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

IMG_1990bis.JPG

La patience des arbres fait partie de leur nature. Ils disposent de manière innée d'une compréhension du temps, du cours des choses, de la complexité des éléments qui participent à produire leurs conditions de vie. Ils font avec. Ils le font parfaitement, sans ostentation. Simplement. Ils n'ont pas à conquérir cette excellence, ils l'incarnent, en sont comme issus. La patience nous coûte, toujours un peu, parfois beaucoup. Elle est quelque fois hors de portée. Le temps ne passe pas, pas assez vite, jusqu'au moment où on l'a laissé filer. Il nous est difficile d'en faire un allié.

Il faudrait nous inspirer des arbres, avoir un arbre pour totem ou pour modèle. On préfère les utiliser. Il suffirait de se dégager là aussi du "on", devenir soi. Des possibles apparaîtraient.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Aurelynx 25/08/2010 09:32


C'est vrai, lorsqu'il s'agit de passer aux actes il est difficile de s'exprimer en utilisant le "je". Sans doute parce que cela nous replace dans un contexte de groupe, et pourquoi pas de société.
Si tout le monde bouge avec moi alors ce n'est pas de l'inconfort ni un effort personnel tout a fait singulier et potentiellement critiquable.
Ainsi "on" peut agir tous ensemble, mais "je" reste bien souvent a me dire qu'"on" devrait le faire.
"Je" c'est possible a partir du moment ou l'on a intégré la différence entre soi et les autres, quand on vit par et pour soi-meme, mais également lorsque l'on sait mettre en application son propre
rapport à la société. Un individu ne vit pas seul, il n'est pas un electron libre, c'est une composante de la vie en société et en collectivité.

Il est bien difficile de prendre les devants et d'être "je" face à "tous". Parce qu'au fond "tous" c'est un autre "on". Alors se différencier, se distinguer d'une entité aussi compacte, c'est
risquer de se perdre et de s'isoler (ou de se faire isoler).

Bref, j'ai du mal a dire "je", sauf dans certains cadres. Professionnellement par exemple je n'ai aucun mal a affirmer ce que je pense, parce que mon travail repose sur une réflexion en équipe
pluridisciplinaire, et par conséquent tous ces "je" constats font un "nous" cohérent. Mais cela est un bien autre débat.


Impressions éphémères, le blog 25/08/2010 14:45



Le "je" est un problème, rarement une solution, même si tout ce qui nous est proposé comme exemple ce sont des individus qui incarnent un "je" boursoufflé, qui ignore qu'il est la plupart du
temps un simple stéréotype. Ce "je"-là est une baudruche, envahissante et normative. Plus habituellement, le "je" est souvent l'expression de la croyance en une différence radicale entre soi et
les autres ; or, la différence entre soi et les autres n'est pas première : il y a souvent peu de différence. Mis à part un fait : chaun est seul avec lui-même, est le seul à éprouver ce qu'il
éprouve. Mais c'est aussi cela le plus difficile à exprimer (comment arriver à dire ce qui n'existe que pour soi ?). Il reste que chacun a une place ; dire "je" c'est peut-être revendiquer cette
place. Mais je (comment ne pas employer ce pronom ?) ne sais pas de quoi elle est faite. C'est peut-être à cette quête (impossible ?) que nous sommes condamnés, savoir quelle place on occupe.
"Je" ne suis que par des relations, pas vraiment par moi seul. Mais il faut jouer le jeu, le "je", pour être avec les autres qui croient ou feignent de croire à leur "je". Sans être trop dupe.



sandrin 24/08/2010 22:48


bouh. j'ai prolongé de trop un apéro, alors forcément, envolées les inhibitions ! ce que tu dis de l'arbre, c'est beau. et ta photo aussi est belle. J'aime les gens qui aiment les arbres et j'aime
les arbres aussi et les écrits qui en parlent.. bouh, c'est pas une heure pour un apéro...


Impressions éphémères, le blog 24/08/2010 23:46



L'apéro c'est parfait à partir de 18h. On y boit, parle, rit, oublie, ouvre d'autres portes. On suspend, met entre parenthèses. Mes deux apéritifs préférés : une mauresque (au café, en vacances,
par exemple au bord de l'étang à Cucuron), et un Cerdon (mais alors cest que cela se passe chez moi).


Quant aux inhipsbitions, leur envol a chez toi quelque chose de très plaisant.