La parole et le regard.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

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Des conversations attendent. Sous la forme d'objets qui semblent les appeler ou n'exister que pour elles. L'ombre manque parce que les feuilles hésitent encore à apparaître. A leur abri, les paroles prendront corps.

Si, soudain, les êtres humains disparaissaient, les vestiges qui demeureraient suffiraient pour que d'hypothétiques visiteurs étrangers à notre monde imaginent des absents. Ils leur trouveraient au moins une qualité : la capacité de se réunir, et... mais pourraient-ils imaginer cet immatériel faits de discussions, d'affects, de regards ? Il faut être humain pour comprendre la nécessité de la parole et du regard, l'importance de ressentir autant que d'argumenter. De faire société, même à deux.

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Louise Michel 18/09/2014 22:35


La nostalgie du passé , le jardin de ma grand-mère  

Pastelle 22/06/2010 11:30


Les hypothétiques visiteurs imagineraient des absents en fonction de leur propre regard, leur propre cerveau, tout comme nous lisons cette image en fonction de notre propre regard.
Comme je viens de lire le texte précédent concernant les objets abîmés par le temps, je peux voir dans cette photo un achat fait dans une brocante, et en attente du coup de peinture qui va leur
donner une seconde vie...


Impressions éphémères, le blog 22/06/2010 13:47



Ou bien des chaises qui ont attendu que l'automne puis l'hiver passent, patiemment, afin de retrouver la compagnie de ceux qui se sont réfugiés auprès de l'âtre. Quant à la peinture, on verra.



sandrin 20/06/2010 19:11


la photo est belle. oui les chaises racontent des rencontres passées ou à venir. c'est un peu triste aussi, car le lieu est déserté. Ton texte aussi est peu triste, comme si quelque chose
t'échappait...
En réalité, écrivant cela je me rends compte que c'est moi qui me balade là avec ma vague et inexpliquée tristesse du dimanche soir..
ton texte n'est pas triste, il est beau.


Impressions éphémères, le blog 20/06/2010 21:12



Ta tristesse regarde la photo, mais il y a peut-être de la tristesse dans celle-ci, justement parce qu'il manque la présence : elle n'est qu'en creux, en attente. Le texte le dit un peu à sa
manière. Il me semble que tu as certainement saisit cela.


Quant au dimanche soir... je n'ai plus cette tristese qui m'a accompagné, enfant, puis étudiant, puis pendant des années. Jusqu'à la naissance d'un enfant, me semble-t-il. Ou alors jusqu'à ce que
mon plaisir à mon travail l'a emporté sur une espèce d'arrachement au foyer de l'enfance que j'ai resssenti longtemps le dimanche.



brigitte 20/06/2010 17:45


Belle poésie des mots... et des chaises.
Seuls ce mur aveugle, ce toit aux lignes strictes, s'opposent à la douceur du pré où les herbes folles croissent loin des tondeuses des maniaques du gazon.


Impressions éphémères, le blog 20/06/2010 21:04



Peut-être est-ce tout cela, le monde humain : des lieux qui accueillent, en une certaine harmonie avec la nature, d'autres qui tranchent, séparent, isolent, ... ou abritent.



Emé 20/06/2010 00:23


les chaises attendent, elles sont "vides", il manque quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Au fond, que font-elles là en pleine campagne près d'une table et d'un banc qui est lui même vide ? on
imagine qu'il y a eu du monde à cet endroit, des discussions, des rires, des emportements... et aujourd'hui, les chaises sont rouillées, plus personne. Mais une chaise attend toujours, au premier
plan, plus que les autres que quelqu'un revienne.

bien sur je n'ai pas encore lu ton texte, je le lirai après avoir posté ces mots. Je me suis quand même bien lâchée, il est tard en plus on est samedi soir... j'hésites même à cliquer le "publier"
!


Impressions éphémères, le blog 20/06/2010 01:20



Tu as bien fait de publier. Tu as raconté une histoire proche de celle que j'ai lu dans cette situation. Il y a bien quelque chose comme une narration implicite dans les photos.