Aller où le regard porte.

Publié le par Impressions éphémères, le blog

IMG_3867.JPG

Que voit-on du chemin que l'on parcourt ? La plupart du temps, comprendre même de quoi il est fait constitue la difficulté.  On sait un peu d'où l'on vient, un peu. On ignore où l'on va, même si on imagine où l'on aimerait se rendre. Sans même savoir si ce lieu existe. On chemine, chacun à son pas. Parfois ce chemin est commun. D'autres fois, il est isolé. Certains n'en prennent conscience que tard. D'autres en font un élément de leur bonheur. Regarder son chemin.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Elisa Orkliv 04/11/2010 10:51



Cette photo ! on dirait que la pierre dessine un fleuve, légèrement agité...



Impressions éphémères, le blog 04/11/2010 22:20



Très bien regardé. La Loire est un fleuve aussi puissant qu'un fleuve de pierre.



Sitelle 01/11/2010 10:53



"Aller où le regard porte" est sans doute le plaisir extrême pour le photographe en quête d'aventure.



Impressions éphémères, le blog 01/11/2010 23:06



Tout à fait !



sandrin 31/10/2010 17:05



la photo rend le chemin surprenant, pris au plus près, certainement pas à mesur d'homme, mais à celle du pied ?


L'expression "suivre son (petit bonhomme de) chemin" m'a toujours paru un peu suspecte : comme si on n'avait qu'un chemin qui nous appartiendrait, ou déjà tracé d'avance.. enfin bon. l'image
du chemin est comme la fenêtre ou la porte : une invitation.



Impressions éphémères, le blog 31/10/2010 23:24



Je sens que tu concèdes ce avec quoi tu n'es pas vraiment en accord... le chemin est une amnière facile de se dire qu'il doit bien y avoir une espèce de continuité dans ce que nous vivons, même
si elle n'est que rétrospective. Et quand nousagissons, ne cherchons-nous pas une ligne à suivre pour nous orienter, même si ce n'est que pour nous rassurer par l'illusion qu'il y en a bien une.
Il faut l'ironie d'un Diderot pour parler de ce qui était écrit dans le grand livre. On ne suit certainement pas un chemin, on le fait sans disposer de maîtrise, d'où le nez sur les pavés, qu'on
a du mal à discerner. Il est possible que même en écrivant cela je sois le jouet d'une illusion et que le brouillard soit une meilleure image de ce que nous vivons. Au moins, ce brouillard me
permet de te rencontrer, de post en comm (et réciproquement), et je ne m'en plains vraiment pas.



brigitte 31/10/2010 11:06



peut-être que la lecture de Jim Harrison " une odyssée américaine" répond à ces questions.



Impressions éphémères, le blog 31/10/2010 23:25



Je n'ai lu que trois ou quatre romans d'Harrison, avec grand plaisir. Je note cette référence pour les prochaines grandes vacances. Merci, Brigitte.



Prioul Serge 31/10/2010 00:21



Comme le dit très bien Catherine, le chemin est fait de quelques gouttes. Lumières sur notre passage. Nous nous retournons et tout est déjà reparti à la nuit. Nous regardons devant comme dans un
tunnel qui ne finit jamais.


Moi, j'avoue que je ne vois pas grand chose... Heureusement qu'on a inventé l'électricité !



Impressions éphémères, le blog 31/10/2010 09:19



La différence entre le chemin et le tunnel réside dans le ciel et le paysage : un chemin impose sa direction, mais permet de découvrir, au moins par les yeux, tout ce qui l'entoure immédiatement
et ce qui le surplombe. Ce qui n'est pas rien.